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Les femmes canadiennes les plus brillantes et compétentes sont confrontées à une inégalité des salaires et des opportunités, selon une nouvelle étude Catalyst

L’écart salarial entre les sexes est de 8167 $ pour un premier emploi post-MBA

Toronto (Le 3 décembre, 2013)—Les femmes canadiennes titulaires d’un MBA sont lésées en raison de leur sexe et de la géographie, ce qui, à long terme, pourrait être lourd de conséquences pour le monde canadien des affaires. Selon une nouvelle étude Catalyst, les femmes canadiennes à fort potentiel touchent un salaire de 8167 $ moins que celui des hommes pour leur premier emploi post-MBA, démarrent leur carrière à des postes beaucoup moins élevés, et se voient offrir beaucoup moins d’expériences professionnelles susceptibles de servir de levier à leur carrière, tout en étant moins fréquemment postées à l'étranger.

L’étude intitulée « Le parcours professionnel des employés à fort potentiel : maximiser le réservoir de talents au sein des organisations canadiennes » (High-Potential Employees in the Pipeline: Maximizing the Talent Pool in Canadian Organizations), fait partie de la plus vaste étude innovatrice de Catalyst portant sur les titulaires de MBA issus des meilleures écoles de gestion du monde. Cette étude révèle une tendance importante au Canada: les femmes à fort potentiel ont deux fois plus de chances que les hommes de choisir, après leur MBA, un emploi qui ne soit pas dans le domaine des affaires, se dirigeant plutôt vers le secteur public ou le secteur privé non lucratif. Comparés aux diplômés des autres régions du monde, les Canadiens des deux sexes détenteurs d’un MBA sont deux fois plus susceptibles de choisir ce parcours. Ceux qui optent pour le monde des affaires reçoivent moins de mandats internationaux que leurs collègues en Europe et en Asie, les femmes étant celles qui bénéficient le moins de ces opportunités.

« Le monde des affaires est en train de perdre des femmes à fort potentiel, car elles choisissent de faire carrière dans d’autres secteurs à un rythme beaucoup plus élevé que dans d’autres régions du monde. Les sociétés canadiennes qui se lancent sur le marché mondial devraient s’en apercevoir et prendre des mesures pour favoriser leur recrutement, leur rétention et l’élaboration de stratégies de développement des talents », selon Alex Johnston, directrice exécutive de Catalyst Canada. « Les entreprises canadiennes et l’économie canadienne ont besoin de puiser à même l’ensemble du réservoir de talents, afin de permettre à des gens doués et brillants de contribuer à renforcer l’avenir économique de notre pays et à maintenir sa compétitivité. »

Parmi les conclusions de l’étude Catalyst :

L’écart significatif entre les femmes et les hommes en matière de salaire, de position dans la hiérarchie et d’opportunités

  • Les femmes à fort potentiel ont gagné 8167 $ de moins que les hommes pour leur premier emploi post-MBA.

  • Les femmes à fort potentiel ont plus de chances de commencer leur carrière dans un poste au bas de l’echelle (72 pour cent de femmes c. 58 pour cent d’hommes).

  • En comparaison avec les hommes, les femmes canadiennes à fort potentiel reçoivent moins de mandats à haute visibilité et assument moins de rôles essentielles, et sont en outre moins susceptibles d’occuper des emplois très convoités qui sont annonciateurs d’avancement.

  • Les femmes et hommes canadiens à fort potentiel reçoivent moins de mandats internationaux que leurs collègues européens et asiatiques; lorsque ces mandats sont ouverts aux Canadiens, les hommes ont significativement plus de chances que les femmes de les obtenir (29 pour cent c. 19 pour cent des femmes).

  • De la même manière,  si on les compare aux personnes à fort potentiel en Europe et en Asie, les Canadiens sont moins compétents en matière d’affaires internationales. Les femmes canadiennes à fort potentiel sont plus susceptibles de déclarer ne pas avoir de connaissances des marchés de produits internationaux (23 pour cent de femmes c. 9 pour cent d’hommes), ou des marchés internationaux du travail (21 pour cent de femmes c. 9 pour cent d’hommes).

La fuite des talents vers des postes en dehors du monde des affaires

  • Les Canadiens à fort potentiel sont deux fois plus susceptibles que leurs collègues d’autres régions du monde de choisir un parcours en dehors du monde des affaires, après avoir obtenu leur MBA. Au Canada même, les femmes choisissent ce parcours deux fois plus fréquemment que les hommes.

  • Pour les Canadiens, la préférence pour des environnements autres que celui des affaires croît avec le temps, passant de 11 pour cent pour les premiers emplois post-MBA à 15 pour cent pour leur emploi actuel, en 2013. Le taux de départ volontaire du secteur des affaires est beaucoup plus élevé parmi les femmes que les hommes (29 pour cent pour les femmes c.  10 pour cent pour les hommes).

« Cette étude a d’importantes implications pour le monde des affaires canadien, et particulièrement pour ceux qui gèrent les talents, car il peut être difficile d’attirer de nouveau des employés talentueux dans ce secteur, une fois qu’ils l'ont quitté », selon Mme Johnston. « Les organisations canadiennes ont besoin de se concentrer sur l’attraction et la rétention les femmes à fort potentiel et de leur fournir des opportunités de développer leurs compétences en affaires internationales qui sont si cruciales pour renforcer la performance économique canadienne.

 

AU SUJET DE CETTE ÉTUDE
Cette étude « Le parcours professionnel des employés à fort potentiel : maximiser le réservoir de talents au sein des organisations canadiennes » (High-Potential Employees in the Pipeline: Maximizing the Talent Pool in Canadian Organizations) fait partie d’une plus vaste étude longitudinale portant sur les talents à fort potentiel ayant obtenu un MBA de 26 des meilleures écoles de gestion en Asie, au Canada, en Europe et aux États-Unis. Les conclusions se fondent sur des données recueillies auprès de 1574 employés à fort potentiel au Canada, qui travaillaient au Canada lorsque les informations ont été recueillies, en 2007, 2010, 2011 et 2013; étaient nés au Canada; sont des citoyens canadiens; ou ont déclaré qu’ils considèrent le Canada comme leur « chez-soi ».

PARTENAIRES DE RECHERCHE
AT&T, Bloomberg, BMO Financial Group, Cardinal Health, Inc., Chevron Corporation, Credit Suisse, Dell Inc., Deloitte LLP, Desjardins Group, Deutsche Bank AG, EY, General Motors Company, Hewlett-Packard Company, IBM Corporation, KeyBank, Kimberly-Clark Corporation, McDonald’s Corporation, PPL Corporation, Sodexo, State Street Corporation, UPS.

À PROPOS DE CATALYST
Fondée en 1962, Catalyst est la plus grande association sans but lucratif consacrée à l’avancement des femmes et des affaires. Avec des bureaux aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Inde et en Australie, et plus de 600 sociétés membres de premier plan, Catalyst est une source reconnue de recherche, d'information et de conseil sur les femmes en milieu du travail. Chaque année, Catalyst récompense des initiatives d'entreprises hors du commun qui font la promotion de l'avancement des femmes en décernant les prix Catalyst.

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